Chloé Admin


Nombre de messages: 1532 Localisation: ales Age: 48 Date d'inscription: 27/10/2008
 | Sujet: motos cultes du cinéma Dim 31 Jan - 19:28 | |
| A VENDRE: MOTOS CULTES DU CINÉMAVous rêvez de rejouer la fuite de Steve McQueen dans «la Grande Evasion» ? Offrez-vous une des cylindrées célèbres du septième art dont les répliques ou les modèles originaux s’arrachent à tous prix.La fugitive de «la Grande évasion» La Triumph TR6 de 1962 de Steve McQueen dans le film de John Sturges (1963). 4500 €. Steve McQueen lui fait jouer l’une des plus célèbres fuites du cinéma. Durant la Seconde Guerre mondiale, des prisonniers experts de l’évasion et multirécidivistes se retrouvent enfermés dans le stalag Luft Nord, le camp le plus surveillé. Certains parviendront à s’évader. L’un d’entre eux, Hilt, tentera de franchir la frontière suisse à moto après une traque sans pitié, seul contre une cinquantaine de poursuivants dans la campagne allemande où il finira par laisser son ADN dans les barbelés. Passionné de sports mécaniques et collectionneur de machines d’exception (il a possédé plus de cent motos), Steve McQueen a proposé à Sturges cette évasion sur deux-roues. Véritable pilote de course, l’acteur a lui-même réalisé la quasi-totalité des actions à moto, avec un style authentique et pur, aux commandes d’une Triumph TR6 allégée de 650 cm3 (celle qu’il pilotait en compétition), maquillée en BMW pour lui donner de faux airs de moto de la Wehrmacht. Assoiffé de vitesse, il joue aussi le rôle d’un des Allemands engagés dans cette légendaire chasse à l’homme. «C’est l’un des meilleurs moments de ma vie. Je trouve même injuste d’avoir été payé», déclarera l’acteur. Mais c’est son ami enduriste Bud Ekins qui effectuera le saut de barbelés de la frontière suisse, la production n’ayant pas trouvé d’assurance acceptant de le couvrir. Le symbole de liberté et d’évasion atteint son paroxysme. A moto, on s’enfuit vite et comme on veut.La sauveuse de «Matrix reloaded»La Ducati 998 de Carrie-Ann Moss dans le film des frères Wachowski (2003). Vendue en série limitée, forcément surcotée, 10000 €. L’esthétique visuelle à la Metropolis génétiquement croisée avec des images de jeux vidéo se conjugue avec des cascades paroxystiques. Le résultat est essoufflant quand la sublime Trinity chevauche l’excessive Ducati 998 pour sauver le maître des clés et les humains de la cité de Zion, à l’occasion d’une apoplectique fuite sur l’autoroute, slalomant à contresens comme un pilote de Grand Prix entre de réels camions et voitures. «Au-delà de l’idée de l’éternel retour et de l’amour éternel, de mourir pour renaître, d’être le plus fort et le plus rapide dans l’adversité, la moto devient ici une passeuse, une licorne, instrument de la fuite d’une société où il n’y a plus d’air», résume Pierre-William Glenn. Tous les ingrédients sont réunis pour susciter d’explosives émotions : la plus envoûtante des sportives au bicylindre en L tout juste sacrée championne du monde de Superbike, et la tonique Trinity faisant preuve d’une parfaite maîtrise du pilotage. Si Carrie-Ann Moss a réellement appris à conduire la machine, c’est Debbie Evans, triple championne du monde de trial et cascadeuse depuis vingt-cinq ans, qui réalise la performance, tournée par deux motos-caméras. La poursuite à été modélisée sur ordinateur avant d’être reproduite in vivo, à 64 km/h, sans casque ; la pilote risquant, en cas de choc frontal, un impact à 128 km/h. Acteurs, figurants, cascadeurs et mouvements de caméras devaient être synchros. Personne n’a caché sa peur.
L’aristocrate de «Lawrence d’Arabie»La Brough Superior SS 100 de Thomas Edward Lawrence dans le film de David Lean (1962). 50000 €. «L’extravagance où s’exprimait mon émotion, c’était la route», écrivait Lawrence d’Arabie dans la Matrice, après 500 000 kilomètres d’ivresse au guidon de sa détonante Brough Superior SS 1OO, dont le V-twin de 988 cm3 «au bruit seigneurial, toute cette force docile qui attend derrière», garantissait, en 1935, 100 miles à l’heure (160 km/h). «C’était une moto un peu ombrageuse, avec un rien de sang, préférable à tous les animaux de selle de la terre pour la rigueur dont elle accroît nos facultés, et parce qu’elle nous invite, nous incite à tous les excès, grâce à cette inlassable douceur de miel.»«En quelques minutes, la Brough symbolise tout. Il pourrait être compris, mais il ne l’est pas», souligne Pierre-William Glenn. Elle révèle l’ambiguïté du caractère du personnage : aristocrate aventurier, poète et officier de la Royal Air Force, homosexuel et individualiste, il aura tenté de concilier ce qui ne pouvait l’être sans jamais craindre d’y laisser sa peau. A quel moment s’est-il trompé ? Lawrence file «tranquillement» vers sa mort sur une route de campagne, en voulant éviter deux cyclistes, séquence sur laquelle s’ouvre le film qui immortalise le destin de cet officier britannique engagé auprès des Bédouins pour défendre la cause arabe contre les Turcs pendant la Première Guerre mondiale. L’aventurière des «Carnets de voyage»La Norton 500 modèle 18 de 1939 d’Alberto Granado et Ernesto Guevara dans le film de Walter Salles (2003). 3000 €. En 1952, deux amis, Alberto Granado et Ernesto Guevara, partent pour un voyage initiatique à la découverte de l’Amérique du Sud sur une vieille Norton 500 d’avant-guerre qu’ils surnomment la Poderosa («la puissante»). Cette machine caractérielle de 490 cm3, dont la mécanique sème huile et boulons, impose un certain respect. Dès le départ, le suspense sur la vie de la moto s’installe. «Ils forment un trio et elle résume tout, analyse Pierre-William Glenn. Ces gens n’ont peur de rien, avancent sans protection avec beaucoup de curiosité et de courage. La monture devient un objet vivant et intelligent, une passeuse de témoin entre les générations : je vais t’emmener jusqu’où je pourrai t’amener.» Le périple tourne à la quête, la machine devient un révélateur des rapports sociaux, les pannes étant l’occasion de rencontres. A moto, dans le décor, les sens en éveil (contrairement à la voiture où on le regarde à travers un écran), les deux hommes découvrent aussi le pays par ses parfums. La Norton rend l’âme au Chili. Ils ne reviendront pas à leur point de départ, difficile de retourner à sa vie bourgeoise, et rentreront transformés par cette aventure humaine qui scellera l’éveil et l’engagement politique du Che. Quel engin choisiraient-ils s’ils devaient repartir aujourd’hui ? Une humble BMW 80 GS ? Harley-Davidson jure le contraire. Tentée d’exploiter l’icône commerciale du révolutionnaire, la marque américaine réfléchit à une série spéciale «Carnets de voyage».
Le sex-symbol de «la Motocyclette»La Harley-Davidson Electraglide de Marianne Faithfull dans le film de Jack Cardiff (1968). 15000 €. Avec la Motocyclette, adaptation érotique et psychédélique du roman d’André Pieyre de Mandiargues, la moto sensuelle, douce, caressante et trépidante décroche le rôle principal et devient un sex toy à deux roues, un objet érotique et fétichiste. Au petit matin, Rebecca se glisse nue sous sa combinaison de cuir noir à fleur de peau, caresse le ventre métallique de sa monture avant de s’offrir à elle. 1968, la jeunesse découvre la liberté sexuelle, et Marianne Faithfull n’a besoin de personne avec la Harley-Davidson Electraglide que son amant lui offre le jour de son mariage afin qu’elle le rejoigne. «Traite ta machine comme un être humain et elle répondra… Tu la serres entre tes cuisses et tu la sens vivre», lui distille Alain Delon. La moto unit un homme et une femme. En chemin, Marianne Faithfull enserre sa machine en pensant à l’amour de sa vie, épouse les formes de son musculeux réservoir pour savourer avec délices les trépidations mécaniques du gros V-Twin qui tempête sous son corps. «Pour le réalisateur Jack Cardiff, grand chef opérateur, une moto, on l’enfourche, on la fait chauffer. Ce rapprochement physique et charnel était évident», résume Pierre-William Glenn.L’insoumise d’«Il était une fois la révolution»L’Indian Powerplus 1919 de James Coburn dans le film de Sergio Leone (1971). 11000 €. En plein désert mexicain, derrière un nuage de poussière, surgit James Coburn, sur une Indian. «Le titre dit tout mais la moto, une Indian, parle des générations de révolutionnaires, d’Indiens, de types voués à une cause et de races en voie de disparition», décrypte Pierre-William Glenn. Insolite remplaçante du classique cheval des westerns, l’Indian surligne le refus de la norme, de l’ordre et du pouvoir établi de ce républicain irlandais déçu, en fuite, roi de l’explosif et rebelle utopiste venu offrir ses services à Pancho Villa et Emiliano Zapata. «Elle révèle son idéal révolutionnaire et son rêve de liberté, l’ambiguïté d’un type qui a besoin de révolution, et la complexité du besoin de changement», poursuit Glenn. «Elle parle de l’absence de sécurité, de l’équilibre à trouver dans l’équilibre. Comprendre ce qui se passe en avançant, c’est tout le symbole la moto.» Mais elle traduit aussi l’indépendance du héros et sa vulnérabilité face au train omniprésent, instrument essentiel de la prise du pouvoir pendant la révolution mexicaine. Sa moto explosée, l’Irlandais repartira à pied, laissant présager sa mort prochaine. --------------------------------------------
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Djins Fondateur


Nombre de messages: 4737 Localisation: Alés Age: 44 Date d'inscription: 27/10/2008
 | Sujet: Re: motos cultes du cinéma Sam 27 Fév - 22:15 | |
| Sa c'est des moto pour bounty  --------------------------------------------  |
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