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 motos cultes du cinéma

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Chloé
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MessageSujet: motos cultes du cinéma   Dim 31 Jan - 19:28

A VENDRE: MOTOS CULTES DU CINÉMA

Vous rêvez de rejouer la fuite de Steve McQueen dans
«la Grande Evasion» ? Offrez-vous une des cylindrées célèbres du
septième art dont les répliques ou les modèles originaux s’arrachent à
tous prix.


La fugitive de «la Grande évasion»


La Triumph TR6 de 1962 de Steve McQueen dans le film de John Sturges (1963). 4500 €.

Steve McQueen lui fait jouer l’une des plus
célèbres fuites du cinéma. Durant la Seconde Guerre mondiale, des
prisonniers experts de l’évasion et multirécidivistes se retrouvent
enfermés dans le stalag Luft Nord, le camp le plus surveillé. Certains
parviendront à s’évader. L’un d’entre eux, Hilt, tentera de franchir la
frontière suisse à moto après une traque sans pitié, seul contre une
cinquantaine de poursuivants dans la campagne allemande où il finira
par laisser son ADN dans les barbelés. Passionné de sports mécaniques
et collectionneur de machines d’exception (il a possédé plus de cent
motos), Steve McQueen a proposé à Sturges cette évasion sur deux-roues.
Véritable pilote de course, l’acteur a lui-même réalisé la
quasi-totalité des actions à moto, avec un style authentique et pur,
aux commandes d’une Triumph TR6 allégée de 650 cm3 (celle
qu’il pilotait en compétition), maquillée en BMW pour lui donner de
faux airs de moto de la Wehrmacht. Assoiffé de vitesse, il joue aussi
le rôle d’un des Allemands engagés dans cette légendaire chasse à
l’homme. «C’est l’un des meilleurs moments de ma vie. Je trouve même injuste d’avoir été payé»,
déclarera l’acteur. Mais c’est son ami enduriste Bud Ekins qui
effectuera le saut de barbelés de la frontière suisse, la production
n’ayant pas trouvé d’assurance acceptant de le couvrir. Le symbole de
liberté et d’évasion atteint son paroxysme. A moto, on s’enfuit vite et

comme on veut.


La sauveuse de «Matrix reloaded»

La Ducati 998 de Carrie-Ann Moss dans le film des frères Wachowski (2003). Vendue en série limitée, forcément surcotée, 10000 €.


L’esthétique visuelle à la Metropolis génétiquement
croisée avec des images de jeux vidéo se conjugue avec des cascades
paroxystiques. Le résultat est essoufflant quand la sublime Trinity
chevauche l’excessive Ducati 998 pour sauver le maître des clés et les
humains de la cité de Zion, à l’occasion d’une apoplectique fuite sur
l’autoroute, slalomant à contresens comme un pilote de Grand Prix entre
de réels camions et voitures. «Au-delà de l’idée de l’éternel
retour et de l’amour éternel, de mourir pour renaître, d’être le plus
fort et le plus rapide dans l’adversité, la moto devient ici une
passeuse, une licorne, instrument de la fuite d’une société où il n’y a
plus d’air»
, résume Pierre-William Glenn. Tous les ingrédients
sont réunis pour susciter d’explosives émotions : la plus envoûtante
des sportives au bicylindre en L tout juste sacrée championne du monde
de Superbike, et la tonique Trinity faisant preuve d’une parfaite
maîtrise du pilotage. Si Carrie-Ann Moss a réellement appris à conduire
la machine, c’est Debbie Evans, triple championne du monde de trial et
cascadeuse depuis vingt-cinq ans, qui réalise la performance, tournée
par deux motos-caméras. La poursuite à été modélisée sur ordinateur
avant d’être reproduite in vivo, à 64 km/h, sans casque ; la pilote
risquant, en cas de choc frontal, un impact à 128 km/h. Acteurs,
figurants, cascadeurs et mouvements de caméras devaient être synchros.
Personne n’a caché sa peur.

L’aristocrate de «Lawrence d’Arabie»

La Brough Superior SS 100 de Thomas Edward Lawrence dans le film de David Lean (1962). 50000 €.


«L’extravagance où s’exprimait mon émotion, c’était la
route», écrivait Lawrence d’Arabie dans la Matrice, après 500 000
kilomètres d’ivresse au guidon de sa détonante Brough Superior SS 1OO,
dont le V-twin de 988 cm3 «au bruit seigneurial, toute cette force docile qui attend derrière», garantissait, en 1935, 100 miles à l’heure (160 km/h). «C’était
une moto un peu ombrageuse, avec un rien de sang, préférable à tous les
animaux de selle de la terre pour la rigueur dont elle accroît nos
facultés, et parce qu’elle nous invite, nous incite à tous les excès,
grâce à cette inlassable douceur de miel.»
«En quelques minutes, la Brough symbolise tout. Il pourrait être compris, mais il ne l’est pas»,
souligne Pierre-William Glenn. Elle révèle l’ambiguïté du caractère du
personnage : aristocrate aventurier, poète et officier de la Royal Air
Force, homosexuel et individualiste, il aura tenté de concilier ce qui
ne pouvait l’être sans jamais craindre d’y laisser sa peau. A quel
moment s’est-il trompé ?
Lawrence file
«tranquillement» vers sa mort sur une route de campagne, en voulant
éviter deux cyclistes, séquence sur laquelle s’ouvre le film qui
immortalise le destin de cet officier britannique engagé auprès des
Bédouins pour défendre la cause arabe contre les Turcs pendant la
Première Guerre mondiale.
L’aventurière des «Carnets de voyage»

La Norton 500 modèle 18 de 1939 d’Alberto Granado et Ernesto Guevara dans le film de Walter Salles (2003). 3000 €.



En 1952, deux amis, Alberto Granado et Ernesto
Guevara, partent pour un voyage initiatique à la découverte de
l’Amérique du Sud sur une vieille Norton 500 d’avant-guerre qu’ils
surnomment la Poderosa («la puissante»). Cette machine caractérielle de
490 cm3, dont la mécanique sème huile et boulons, impose un
certain respect. Dès le départ, le suspense sur la vie de la moto
s’installe. «Ils forment un trio et elle résume tout, analyse Pierre-William Glenn. Ces
gens n’ont peur de rien, avancent sans protection avec beaucoup de
curiosité et de courage. La monture devient un objet vivant et
intelligent, une passeuse de témoin entre les générations : je vais
t’emmener jusqu’où je pourrai t’amener.»
Le périple tourne à la
quête, la machine devient un révélateur des rapports sociaux, les
pannes étant l’occasion de rencontres. A moto, dans le décor, les sens
en éveil (contrairement à la voiture où on le regarde à travers un
écran), les deux hommes découvrent aussi le pays par ses parfums. La
Norton rend l’âme au Chili. Ils ne reviendront pas à leur point de
départ, difficile de retourner à sa vie bourgeoise, et rentreront
transformés par cette aventure humaine qui scellera l’éveil et
l’engagement politique du Che. Quel engin choisiraient-ils s’ils
devaient repartir aujourd’hui ? Une humble BMW 80 GS ? Harley-Davidson
jure le contraire. Tentée d’exploiter l’icône commerciale du
révolutionnaire, la marque américaine réfléchit à une série spéciale
«Carnets de voyage».

Le sex-symbol de «la Motocyclette»

La Harley-Davidson Electraglide de Marianne Faithfull dans le film de Jack Cardiff (1968). 15000 €.


Avec la Motocyclette, adaptation érotique et
psychédélique du roman d’André Pieyre de Mandiargues, la moto
sensuelle, douce, caressante et trépidante décroche le rôle principal
et devient un sex toy à deux roues, un objet érotique et fétichiste. Au
petit matin, Rebecca se glisse nue sous sa combinaison de cuir noir à
fleur de peau, caresse le ventre métallique de sa monture avant de
s’offrir à elle. 1968, la jeunesse découvre la liberté sexuelle, et
Marianne Faithfull n’a besoin de personne avec la Harley-Davidson
Electraglide que son amant lui offre le jour de son mariage afin
qu’elle le rejoigne. «Traite ta machine comme un être humain et elle répondra… Tu la serres entre tes cuisses et tu la sens vivre»,
lui distille Alain Delon. La moto unit un homme et une femme. En
chemin, Marianne Faithfull enserre sa machine en pensant à l’amour de
sa vie, épouse les formes de son musculeux réservoir pour savourer avec
délices les trépidations mécaniques du gros V-Twin qui tempête sous son
corps. «Pour le réalisateur Jack Cardiff, grand chef opérateur,
une moto, on l’enfourche, on la fait chauffer. Ce rapprochement
physique et charnel était évident»
, résume Pierre-William Glenn.


L’insoumise d’«Il était une fois la révolution»

L’Indian Powerplus 1919 de James Coburn dans le film de Sergio Leone (1971). 11000 €.


En plein désert mexicain, derrière un nuage de poussière, surgit James Coburn, sur une Indian. «Le
titre dit tout mais la moto, une Indian, parle des générations de
révolutionnaires, d’Indiens, de types voués à une cause et de races en
voie de disparition»
, décrypte Pierre-William Glenn. Insolite
remplaçante du classique cheval des westerns, l’Indian surligne le
refus de la norme, de l’ordre et du pouvoir établi de ce républicain
irlandais déçu, en fuite, roi de l’explosif et rebelle utopiste venu
offrir ses services à Pancho Villa et Emiliano Zapata. «Elle
révèle son idéal révolutionnaire et son rêve de liberté, l’ambiguïté
d’un type qui a besoin de révolution, et la complexité du besoin de
changement»
, poursuit Glenn. «Elle parle de l’absence de
sécurité, de l’équilibre à trouver dans l’équilibre. Comprendre ce qui
se passe en avançant, c’est tout le symbole la moto.»
Mais elle
traduit aussi l’indépendance du héros et sa vulnérabilité face au train
omniprésent, instrument essentiel de la prise du pouvoir pendant la
révolution mexicaine. Sa moto explosée, l’Irlandais repartira à pied,
laissant présager sa mort prochaine.

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MessageSujet: Re: motos cultes du cinéma   Sam 27 Fév - 22:15

Sa c'est des moto pour bounty

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