Les motards seront dans la rue le 13 mars, dans plus de 60 départements,
pour la reconnaissance de leur spécificité. Il est grand temps que le
monde du 2-roues s’unisse pour défendre les droits des usagers
"motards". Constructeurs, importateurs, presse spécialisée, usagers...
Tous ont un intérêt commun : la défense de la moto.
Le rendez-vous est pris. Tous les motards en colère vont descendre dans
les rues le 13 mars pour tenter de faire reconnaître, enfin, leur
spécificité.
Prise en compteLa moto est loin d’être un vélo, ne roule pas comme une
voiture et ne prend pas la place d’un camion. C’est pour ces raisons que
la FFMC a décidé de rappeler aux politiques et aux technocrates que ce
moyen de transport demande une certaine attention et que la loi doit en
tenir compte.
La politique de l’ignoranceDemander à un motard de rouler dans une file de voitures
alors que les villes sont engorgées et que les bagnoles roulent
pare-choc contre pare-choc est une aberration, surtout que les distances
de sécurité sont rarement respectées.

Mettre en place des bancs à fleurs ou autres objets, à même la route,
pour inciter les usagers à ralentir est potentiellement meurtrier pour
le motard qui viendra percuter l’obstacle en cas d’accident.
Omettre de doubler un rail de sécurité par une lisse inférieure, trop
souvent pour des raisons économiques ou d’ignorance, empêchant ainsi à
un usager victime d’une chute de pouvoir s’en sortir en vie, est
assassin.
Interdire l’accès à une infrastructure sécurisée, à
l’image du tunnel de l’A 86, est absurde.
Verbaliser un deux-roues sur un trottoir alors qu’il ne gêne en rien la
circulation des piétons est scandaleux.
Toujours la même soupeLe dernier Conseil interministériel de sécurité routière
(CISR) vient de prouver une fois de plus que le gouvernement est en
panne de propositions répondant aux préoccupations des usagers de
2RM. En effet, le Premier ministre François Fillon s’est contenté
d’annoncer la mise en place du contrôle technique pour les cyclos.
Quant à la concertation qui a débuté depuis maintenant plus de six mois
entre la DSCR (Direction de la sécurité et de la circulation routières)
et le monde du deux-roues, rien n’en sort de plus que l’éternel laïus
sur le respect de la règle exprimé par la déléguée à la Sécurité
routière, Michèle Merli.
Pour une reconnaissance !« Il n’y a rien de plus injuste que de
traiter également des choses inégales. » Cette citation d’Aristote a
plus de 2000 ans, mais elle illustre parfaitement les revendications
des Motards en colère. Les gouvernements successifs appliquent cette
maxime à leur guise en ne reconnaissant pas les différences des
deux-roues motorisés, sauf pour les pénaliser.
Les Motards en colère en ont assez que l’on règle le problème des
deux-roues seulement à renforts de PV et d’interdictions.
MobilisationPour le respect et, surtout, la prise en compte des
différences propres à ce mode de déplacement, tous dans la rue le 13
mars !